En France, le secteur du bâtiment est responsable de 25 % des émissions de CO2 et de 42 % de la consommation d'énergie finale. Le chauffage représente près des deux tiers de ces consommations d'énergie et la majeure partie des émissions de CO2 du secteur.
Malgré de meilleures performances énergétiques obtenues ces dernières années, la consommation d'énergie totale du secteur du bâtiment a augmenté de 30 % du fait de l'accroissement du parc, de l'élévation du niveau de confort (appareils électroménagers, informatique, TV plasma) et de l'apparition de nouveaux besoins (climatisation). Pour les aménageurs comme les villes ou les constructeurs, il importe donc de concevoir des bâtiments économes en énergie et utilisant des énergies non émettrices de gaz à effet de serre (GES).
Dans sa Charte pour l'environnement, Montreuil s'engage à mieux gérer les ressources naturelles et à réduire ses émissions de GES. Ainsi, la ville étudie systématiquement la possibilité d'implanter des panneaux solaires dans les structures existantes et dans les constructions neuves. Son bailleur social, l'OPHM (Office Public de l'Habitat Montreuillois), s'est engagé fortement dans une démarche identique pour son patrimoine, dans le but également de diminuer les charges des locataires. La ville souhaite sensibiliser les autres bailleurs à ces questions.
La ville procède à un diagnostic énergétique de ses bâtiments afin de les faire évoluer vers une meilleure qualité environnementale en priorisant les travaux bâtiment par bâtiment.
Pour inciter les promoteurs à mettre en place de bonnes pratiques, la ville a défini un cahier des charges de l'habitat durable.
En 2001, Montreuil a lancé un programme ambitieux pour favoriser l'installation de 500 toits solaires sur la ville (bâtiments collectifs et individuels). L'agence locale de l'énergie MVE apporte son expertise et aide à monter les dossiers de financement.
L'élaboration du PLU devrait intégrer des prescriptions et des recommandations environnementales.
Pour être à la hauteur des enjeux réels, dans ses projets futurs d'aménagement la ville cherchera à élargir les périmètres d'intervention aux quartiers, une échelle pertinente du territoire. Le futur secteur des murs à pêches pourrait constituer l'espace d'un véritable "éco-quartier" : promotion de la ville compacte intégrée, favorisant la biodiversité, etc.
Depuis les premiers "Toits bleus", l'OPHM (office public de l'habitat Montreuillois) intègre la donnée environnementale dans les constructions de logements collectifs : opérations Paul Bert et Ruffins, Jean-Pierre Timbaud, Maryse Bastié, Juliette Dodu.
La ville elle-même travaille sur cette question dans les constructions anciennes (crêche les Pins), les constructions neuves (stade nautique) et futures (école Louise Michel en construction).